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    Berset: «C’est au pays tout entier de dire stop aux spéculateurs!»

    12 août 2011

    © 24 Heures, Romain Clivaz | 11.08.2011

    Pour l’économiste en chef du Parti socialiste Alain Berset, la sortie de la crise passe par le volontarisme politique. Pas question de faire le dos rond. Interview.

    Le PS reproche depuis des mois au Conseil fédéral de ne rien faire contre le franc fort. Est-ce toujours le cas?

    Le temps n’est plus aux tergiversations. Après la Banque nationale suisse (BNS), qui a pris ses responsabilités hier encore, c’est maintenant au pays tout entier de dire stop aux spéculateurs! Il faudra des nerfs d’acier car ils vont nous tester. Le Conseil fédéral, les milieux économiques, les syndicats ou les partis politiques doivent parler le même langage de la fermeté.

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    AN ARAB SPRING TO CHANGE THE FINANCIAL SYSTEM?

    6 août 2011

    Rencontre à Caux, le 2 août 2011, entre Paul Moore, ancien directeur de la gestion des risques de la Halifax Bank of Scotland (HBOS) et Alain Berset, membre et ancien président du Sénat suisse. Le 3 août, conférence d’Alain Berset sur le thème « Role and weakness of the state in the globalised economy »

    « Vested interests and the power of the financial lobby seem to have won the day, and nothing seems to have really changed, » said Paul Moore, the former head of group regulatory risk at Halifax Bank of Scotland HBOS, internationally known as « the HBOS whistle-blower ». He was speaking at the opening of the « Trust and Integrity in the Global Economy » conference in the Initiatives of Change centre in Caux, Switzerland, this evening. A far-reaching reform agenda of the financial system needed to be backed by an « Arab Spring » of public opinion, he said.

    Responding to the British « whistle-blower », Alain Berset a member of the Council of States (the Swiss Federal upper house) for the canton of Fribourg, and a self-employed consultant on strategy and public relations, thanked Moore for his speech, but also thanked him warmly for his example of courage. Berset spoke of his own efforts to look into the governance of the big Swiss banks, « giants that are faced with regulatory dwarfs ». The power of financial lobbies to protect themselves, he suggested, posed a question to democratic systems.

    Berset, who was elected to the Council of States in December 2003, and has been Vice-President of the Social Democratic parliamentary group since December 2005, outlined a history of the crises: 2008 a financial crisis; 2009 a crisis of « the real economy »; 2010 a social crisis, with rising unemployment; and now in 2011, a crisis of public finances, of sovereign debt. « The only people who are not paying any price in all of this are those who caused these crises, » Berset said. « As a politician, I am very worried, » he went on, « about how quickly we are turning the page and not learning the lessons. » He thanked the conference organizers for their choice of their theme. « We are all in the same boat. This is not an end, but the beginning of a fresh reflection on society and the economy, for the common good, » he concluded.

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    « Too big to fail » : agir pour la sécurité du pays

    19 juin 2011

    Intervention, devant le Conseil des Etats, d’Alain Berset, vice-président du Groupe socialiste des Chambres fédérales, à l’occasion du débat d’entrée en matière sur le projet « Too big to fail », le 15 juin 2011
    [voir l'intervention en vidéo]

    Nous savons d’expérience que les plus grandes banques peuvent être des colosses aux pieds d’argile. Et, contrairement à ce que nous laisserait entrevoir le sens commun, nous savons maintenant aussi d’expérience que ce peuvent être les plus grandes banques qui, à certaines conditions, sont les plus fragiles. Dans le fond, c’est le point de départ de toute la réflexion qui nous conduit au projet auquel nous sommes arrivés aujourd’hui. Avec, à mon sens et dans le cadre du débat d’entrée en matière, trois points sur lesquels j’aimerais attirer votre attention.

    Le premier, c’est qu’il est intéressant de remonter à la précédente très grande crise financière que le monde ait connu – celle de 1929 – pour voir ce qui s’est produit ensuite. Cinq ans plus tard, en 1934, les Etats-Unis, constatant que la taille et l’intégration des banques avaient été au nombre des causes de la crise, ont établi ce qui s’est appelé le Glass-Steagall Act – ou Banking Act – qui interdisait de facto la création de grandes banques intégrées. Ce n’est pas quelque chose venu de nulle part, mais des conclusions tirées suite à la crise de 1929.
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    La page des cadeaux fiscaux aux entreprises se tourne

    11 juin 2011

    10 juin 2011, La Liberté, Serge Gumy

    IMPÔTS – Sept milliards de pertes pour les caisses publiques sur dix ans: le Conseil des Etats n’y trouve rien à redire. Le Tribunal fédéral tranchera.

    Au Parlement, la page est cette fois définitivement tournée. Mais c’est le Tribunal fédéral (TF) qui écrira la fin de cette histoire tourmentée. Les juges de Mon-Repos doivent en effet statuer sur plusieurs recours contre la votation de février 2008 sur l’imposition des entreprises. Une réforme acceptée de justesse par les Suisses (50,5%) et qui, contrairement à ce qu’affirmait le Conseil fédéral durant la campagne, va provoquer un manque à gagner à hauteur de sept milliards pour les finances publiques.
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    BASEL III ERGÄNZEN UND DRUCK VON WIRTSCHAFT UND STAAT NEHMEN

    22 décembre 2010

    Die Finanzkrise und die Ereignisse vom Herbst 2008 haben uns in Erinnerung gerufen, dass jedes Unternehmen – selbst ein Grosskonzern – in unüberwindliche Schwierigkeiten geraten und Konkurs gehen kann. Die Frage, wie in solchen Fällen vorzugehen ist, hat eine äusserst hitzige politische Debatte ausgelöst. Der Bundesrat hat den Bericht der Expertengruppe TBTF geprüft und kann nun auf dieser Grundlage Vorschläge formulieren. Danach wird es am Parlament liegen, Entscheidungen zu treffen. Ob tatsächlich die erforderlichen griffigen Massnahmen beschlossen werden, ist heute schwer zu beurteilen. Es besteht nach wie vor das Risiko, dass diese nicht mehr so dringlich scheinen, sobald die schwierigste Zeit vorbei ist. Dies ist die grösste Klippe, die das Parlament umschiffen muss.

    in Die Volkswirtschaft, Dezember 2010
    Alain Berset
    Ständerat, ehemaliger Ständeratspräsident

    Ein altbekanntes Problem
    Warnende Stimmen gab es bereits 1998. Sie verlangten, dass sich der Staat mit der Problematik von Unternehmen befasst, deren Konkurs für die gesamte Volkswirtschaft mit einem enormen Schaden verbunden wäre (Too big to fail). Verschiedene Interventionen im Parlament forderten den Bundesrat auf, sich mit einem Szenario auseinanderzusetzen, das damals unmöglich schien. Dies war kurz nach der Fusion des Schweiz. Bankvereins (SBV) und der Schweiz. Bankgesellschaft (SBG), mit der in der Schweiz der Bankriese UBS entstand. Damals galt die Frage als rein hypothetisch, und die Debatte beschränkte sich auf Expertenkreise. Zehn Jahre später hat sich die Situation grundlegend verändert. Niemand zweifelt heute mehr daran, dass in der Schweiz tatsächlich ein Grosskonzern Konkurs gehen könnte. Lire la suite de l’article »