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    Les USA renoncent à racheter les actifs illiquides des banques

    La nouvelle du jour, c’est que les USA renoncent finalement à racheter les actifs pourris pour investir plutôt dans le capital des banques.

    « Le secrétaire au Trésor américain Henry Paulson a renoncé mercredi à son plan de rachat d’actifs invendables des banques, estimant qu’il était plus simple et plus efficace d’investir directement au capital de ces mêmes institutions » écrit l’AFP.

    « En consultation avec la Réserve fédérale, je suis arrivé à la conclusion que la mesure la plus efficace et la plus rapide pour améliorer les conditions du marché du crédit était de renforcer les bilans des banques en achetant directement des actions dans ces banques », a dit M. Paulson.

    Présenté initialement par le ministre comme la panacée pour résoudre la crise, le plan de rachat des actifs invendables accumulés par les banques pendant la dernière bulle immobilière avait suscité de nombreux doutes sur sa faisabilité parmi les membres du Congrès et les économistes.

    Or, en Suisse, le Conseil fédéral et la Banque nationale suisse ont engagé 68 milliards de francs précisément pour racheter les actifs invendables des banques. Dès l’annonce du plan suisse, le PS avait immédiatement demandé des modifications du plan pour envisager plutôt une entrée temporaire et partielle dans le capital des banques, comme cela a été fait dans les pays confrontés aux même problèmes, et comme ce sera désormais également le cas aux USA…

    Le fait que le coeur du plan Paulson soit abandonné parce qu’il est jugé peu efficace et compliqué laisse penser que la solution retenue par le Conseil fédéral et la Banque nationale suisse pourrait poser des problèmes dans les années à venir.

    3 réponses à “Les USA renoncent à racheter les actifs illiquides des banques”

    1. C. R. dit :

      Bonjour Monsieur,

      Je suis assez sidéré de constater depuis plusieurs semaines la paralysie des partis de droite et de leurs élus. Il y a quelques semaines vous socialistes avez été quasi (?) les seuls à demander un débat aux chambres, alors que divers parlementaires de droite (l’inévitable Charles Favre en tête) claironnaient à la radio/télévision « qu’il n’y a aucune raison de paniquer, nos banques sont les plus solides du monde, etc ».

      Comme souvent, je ne suis pas convaincu que la population ait la même opinion que ses représentants aux chambres. Ce que j’entends dans la rue depuis quelques jours et dans mes activités professionnelles va plutôt dans le sens de ce que vous demandez : si l’Etat intervient autant qu’il le fasse avec vigueur et en ayant les moyens de contrôler la situation, plutôt que d’être un acteur passif aux côtés des responsables de la débâcle, etc. Le modèle allemand qui est en train de se mettre en place, impliquant un droit de regard important entre autres sur les rémunérations des dirigeants bancaires, serait probablement plus en ligne avec les attentes de la population que ce que le CF a présenté sans débat.

      Bien que n’étant pas à priori un électeur de gauche (…), j’avoue que le travail que vous et certains de vos collègues réalisez, la pertinence de vos prises de position, crée beaucoup de respect et crédibilise vos positions.
      Dans des situations graves comme celle que nous vivons et qui menace potentiellement des dizaines de milliers d’emplois en Suisse, la compétence prime sur les idéologies et dans ce domaine, vous êtes très bien placés.

      Bonnes salutations,

    2. Benoit Genecand dit :

      Bonjour,

      Suite au changement de cap de Hank Paulson, le prix des produits divers « appuyés » sur l’immobilier américain a rechuté brutalement : 20% en novembre (financial time du 20.11.08). La question qui se pose : quel prix paiera la BNS?

    3. Cédric Antonioli dit :

      Cher Monsieur,

      Je crois que tout le monde, vous y compris, s’accorde à dire que cette crise vient des Etats-Unis. Pays qui a mené sa politique économique sous le regard expert… des économistes ayant ficelé le nouveau plan de sauvetage. La question que je me pose est donc légitime. A-t-on raison de suivre les conseils de ceux-là mêmes qui ont provoqué le désastre?
      Puisqu’on parle des citoyens, je ne pense pas qu’ils seraient enthousiasmés à l’idée de suivre les recommendations de…. Marcel Ospel.
      Laisser ces actifs pourris aux mains d’UBS est peut-être un moyen de « punir » les coupables, mais cela ne règlera en rien les problèmes. Une telle somme d’actifs va forcément plomber à très long terme les résultats de la banque et il sera dès lors bien difficile de retrouver la confiance, des investisseurs, comme des clients.
      Or aujourd’hui nous savons tous que tout est question de confiance.
      Je pense en outre que le fait de voir l’Etat prendre une participation importante dans cette banque aura comme résultat de faire fuir d’avantage les investisseurs.

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