Journées de session parlementaire…
Lors des sessions, le Parlement est une fourmillère. Il s’agit des périodes où l’activité parlementaire est la plus intense.
Au-delà des temps de séances plénières, les sessions sont l’occasion de multiples réunions de commissions, rencontres entre parlementaires ou rencontres avec les groupes les plus variés. L’activité commence souvent autour de 7h00 à Berne, pour se terminer aux alentours de 22h00.
Voici un exemple concret, celui de la première semaine de la session de décembre, vue depuis mon agenda personnel…
Une session particulière que celle de décembre, notamment marquée par des élections. Chaque année, la session s’ouvre par l’élection des président-e-s et l’élection du bureau. La deuxième semaine est l’occasion d’élire les président-e-s de la Confédération, tandis que la troisième semaine prévoit toujours l’élection des présidents des tribunaux fédéraux.
4 décembre 2006, lundi
06:40 – 06:50
Déplacement de Belfaux à Fribourg en train
07:00 – 08:00
Rencontre avec un représentant du personnel fédéral, Fribourg
08:00 – 08:30
Rencontre avec un journaliste parlementaire, Fribourg
08:30 – 09:15
Déplacement de Fribourg à Morat
09:30 – 12:00
Assemblée générale de l’Union des paysans fribourgeois, Morat
12:15 – 13:00
Déplacement de Morat à Berne
13:15 – 13:45
Interview avec l’équipe TSR de « Mise au point », Palais fédéral, Berne
14:00 – 16:30
Séance du groupe PS du Conseil des Etats, préparation de la semaine, Palais fédéral, Berne
17:15 – 18:00
Séance du bureau du Conseil des Etats, Palais fédéral, Berne
18:15 – 19:30
Séance du Conseil des Etats, élection du Bureau, Palais fédéral, Berne
19:30 – 20:15
Apéritif en l’honneur du nouveau président du Conseil des Etats, Palais fédéral, Berne
20:15 – 22:30
Participation au débat de « classe politique » (TSR), Maison de la presse, Berne
23:00 Arrivée à l’hôtel
5 décembre 2006, mardi
06:45 Arrivée au Palais fédéral
07:00 – 08:00
Séance de la commission des affaires juridiques, Palais fédéral, Berne
08:00 – 13:00
Séance du Conseil des Etats
13:00 – 15:00
Rencontre avec les organisations de protection de l’environnement, Hôtel Bern, Berne
15:00 – 18:00
Séance du groupe socialiste des Chambres fédérales, Palais fédéral, salle 86
18:30 – 22:00
Soirée d’anniversaire de quatre membres du groupe parlementaire, Berne
22:30 – 01:00
Fin de la préparation d’un rapport de commission, Palais fédéral, Berne
01:15 Arrivée à l’hôtel
6 décembre 2006, mercredi
06:45 Arrivée au Palais fédéral
07:00 – 08:00
Séance de la commission de l’économie et des redevances, Palais fédéral, Berne
08:00 – 13:00
Séance du Conseil des Etats
14:00 – 23:30
Fête en l’honneur du nouveau président du Conseil des Etats, Zug
23:45 Arrivée à l’hôtel
7 décembre 2006, jeudi
06:45 – 08:00
Petit-déjeuner avec les représentants cantonaux des assurances des bâtiments, Berne
08:00 – 13:00
Séance du Conseil des Etats
13:00 – 14:00
Rencontre avec un représentant de l’administration sur la politique agricole, Café Valotton, Berne
14:30 – 18:00
Préparation des débats de la semaine suivante, Berne
18:00 – 18:30
Déplacement de Berne à Fribourg (train)
18:30 – 20:00
Comité directeur du PS fribourgeois, Fribourg
20:00 – 22:30
Repas de fin d’année du comité directeur du PSF, Fribourg
22:45 Arrivée à Belfaux
8 décembre 2006, vendredi
08:00 – 12:00
Préparation des dossiers de la troisième semaine de session
Après-midi en famille
Eh bien, on ne peut pas dire que ça manque d’apéritifs et de fêtes en tous genres!
Santé, Monsieur Berset!
Quick et Flupke
Je trouve votre ironie bien injuste, Quick et Flupke! On voit surtout dans ce programme que Monsieur Berset s’appuie des journées de 18 heures, parfois!
J’ai une question: Monsieur Berset, ces rencontres – comment dire – extraparlementaires, elles vous apportent vraiment quelque chose, ou c’est pures relations publiques?
A bientôt, Sipuro
@Quick&Flupke
C’est vrai
Plus sérieusement, cette semaine de la session de décembre 2006 était un peu particulière, avec l’élection d’un nouveau président du Conseil des Etats et une fête d’anniversaire improvisée pour quelques parlementaires. Sinon, ces fêtes et apéritifs sont plutôt rares…
@Sipuro
J’ai décidé de montrer à quoi ressemble une semaine de session parlementaire pour plusieurs raisons.
D’abord, cela permet de voir concrètement ce qui se passe au Parlement et alentours… et cela montre qu’il est bien difficile de concilier sérieusement de multiples activités à côté du mandat parlementaire, en particulier au Conseil des Etats, où la charge de travail est très lourde.
Ensuite, cela permet d’expliquer que la capacité à influencer le cours des dossiers ne s’acquiert pas que dans les séances feutrées de commissions desquelles on entend assez rarement parler. Pour faire bouger les choses, il faut non seulement être présent, mais surtout s’impliquer fortement, mener de multiples entretiens directs avec des collègues, participer aux manifestations et en profiter pour échanger des arguments et mener des discussions informelles… C’est ainsi qu’on obtient des résultats. Bref, en politique, simple présence ne rime pas encore avec influence.
C’est pas gentil de dire du mal de son futur adversaire…
@AB
Je pense que la courtoisie élémentaire m’oblige à vous signaler que j’ai été amené à vous critiquer sur le site de Monsieur Levrat :
http://www.levrat.ch/blog/?p=217#comments
Je serais bien sûr heureux d’approfondir l’un ou l’autre point, voire de reconnaitre mon (mes) erreur d’appréciation
Meilleures salutations.
@Tiouk
J’ai vu ça, oui
, écrit quand même avec le zeste de mauvaise foi qu’autorise l’anonymat du blog
.
Mais votre oeil acéré m’a contraint de retourner voir des pages de mon site qui avaient été préparées pour les élections 2003 et qui dormaient un peu depuis. Et là, avec le recul, je vous donne raison: une publication vaut par son contenu et non par la revue dans laquelle elle est publiée ou par l’origine géographique de ses lecteurs. J’ai donc corrigé tout cela (pom pom pom).
Ensuite, il y a probablement bien peu d’éléments qui ont été autant thématisés avant les élections 2003 que mes liens familiaux, comme le montre la lecture des articles de presse datant de cette époque. Il me semble donc plutôt que la transparence était vraiment complète, sur un élément qui a tout de même un intérêt politique assez restreint en soi.
Enfin, bienvenue sur mon blog! Je me réjouis de débattre de politique avec vous.
Je trouve en effet que les remarques de tiouk sur vos liens familiaux (sur le site de Christian Levrat, mais il paraît plus logique de poursuivre la discussion ici) sont d’une indécence et d’une imbécillité rare. Depuis quand juge-t-on quelqu’un en fonction de sa famille? Pour prendre des exemples étrangers: est-ce que les Lillois reproche à Martine Aubry (qui en est maire) d’être la fille de Jacques Delors? Est-ce que le fait qu’il soit le fils de Michel Debré est une raison valable de faire des reproches à Jean-Louis Debré? Est-ce même pour sa qualité de fils de son père qu’on critique George W. Bush? Ou bien est-ce en raison de la politique qu’ils mènent?
Vraiment, tiouk, si vous vous êtes sentis « trahi », c’est d’une part que vous ne vous étiez pas vraiment intéressé à la campagne électorale (où, comme le dit M. Berset, son état de « fils à sa maman » a été suffisamment rabâché – et de manière déjà totalement injustifiée), d’autre part qu’il vous manque l’une ou l’autre case dans votre structure intellectuelle (d’habitude pourtant parfaitement ordonnée, à en lire vos divers commentaires toujours intéressants). Sincèrement, je ressens dans vos attaques contre M. Berset une motivation personnelle cachée. En quel cas vos commentaires absolument pas argumentés serait tout sauf intellectuellement honnête.
merci pour l’invitation pour débattre de politique ici…
Alors, histoire de commencer, sincèrement, à votre avis, la nouvelle initiative du PS/FR est un moyen de pression à l’intention du Grand Conseil ou est-ce que le PS est véritablement prêt à casser la bonne entente de la dernière législateure pour une initiative arrosoire vouée à l’échec ?
en lisant le texte sur le site du PS, j’ai en effet vraiment l’impression qu’il n’a pas réalisé qu’actuellement le peuple fribourgeoise, à l’opposé de nombre de ses voisins romands, est résoluement tourné vers l’avenir et n’a pas peur pour et avenir (à tort ou à raison).
Or votre initiative ne peut réussir qu’en jouant sur cette même peur, soit en poussant les citoyens à s’imaginer qu’ils toucheront plus par votre système (donc qu’ils auront pas ou qu’un faible revenu), ce qui est à mon avis partir d’un faux prémisse (la situation économique du canton étant porteuse d’espoir) …
Enfin et par ailleurs, je souhaite souligner que mon taux actuel d’imposition (même s’il est plus élevé que nos voisins) ne me dérange pas, parce que j’ai vraiment personnellement le sentiment d’en avoir pour mon argent, soit de disposer d’un service public performant et humain (à l’inverse de Genève par ailleurs
) ). Je ne partage dès lors pas toute les vélléité de la droite pour baisser (forcément) les taux mais je ne partage non plus pas les idées de certains qui souhaiterait recréer de la dette en inventant une nouvelle bureaucratie et de nouvelles assistances… A mon sens, notre canton est un à des moments les plus importants de ces vingt dernières années, soit devant le choix de se développer par l’économie en privée (en créant d’excellentes conditions cadre et en soutenant la bonne qualité d’enseignement de nos écoles, au même titre que l’Irlande par exemple) ou de tomber dans le marasme de nos voisins directs en créant artificiellement des charges… que nous ne pourrons pas supporter en cas de coups durs (et il ne faudrait pas beaucoup pour que ça arrive….
)
@Peter
Je le redis… mon intention était principalement de permettre un choix pour le Conseil des Etats entre, primo, deux candidats de valeur socialistes puis, en fin de compte, entre plusieurs candicats (de la gauche à la droite) … et je reste persuadé que nos deux meilleurs représentants socialistes (Berset et Levrat) devraient être mis en concurrence, ce qui permettrait, le cas échéant, d’avoir deux représentants socialistes dans la Haute Chambre… Je suis désolé mais mon commentaire allait principalement contre la tradition fribourgeoise du concensus mou qui veut que les deux principaux partis « s’arrangent » gentiment (pas de confrontation frontale) en nous privant du choix. Le résulat en est une situation artificiellement équilibré mais un sentiment de déni démocratique chez certains (comme pour ma part). Et je peux me citer, « j’ai toujours au travers de la gorge les retraits “spontanés” de certains candidats au deuxième tour de l’élection au Conseil d’état ». Sur ce point, Alain Berset n’y peut rien et je le conçois tout à fait.
Après, c’est vrai, dans un second temps et sur invitation, j’ai émis un commentaire personnel sur mes souvenirs de l’élection d’Alain Berset qui, je le répète, a obtenu ma voix sans que je sois au courant de ses liens familiaux. Désolé, j’ai peut-être peché par mon jeune âge, par idéalisme ou autre mais, à l’époque (pouf déjà 4 ans
), le seul argument qui m’avait concaincu était le « n’importe qui sauf Perroud ou Cornu (toujours et encore des … juristes) » et l’argument subsidiaire (en dehors de ceux que je développe plus bas) qui a fait que je ne m’étais pas abstenu était qu’Alain Berset faisait de la course à pieds… Vous pensez qu’il s’agit de la preuve qu’il me manque une « case dans ma structure intellectuelle » … peut-être
mais vous comprendrez aussi pourquoi je participe plus aux débats maintenant.
Sinon, je l’ai déjà dit sur le site de Levrat, je ne suis inscrit dans aucun parti, ce qui devrait prouver que je n’ai pas d’intention cachée… seulement une volonté de participer sans tabou et dans mes faibles moyens
, au débat.
Enfin, pourquoi mes arguments sur la mère d’Alain Berset (dont le lien m’était inconnu à l’époque) ? A me connaître, vous le comprendriez, Alain Berset représentait également pour moi un renouveau de l’appareil; qu’il ne faisait pas partie d’un système … Il avait, je crois, juste plus de 30 ans à l’époque, ce qui était une différence indéniable face à ces « adversaires »… qui nous donnait la leçon depuis des décennies (ou presque) et qui prouvait ses compétences en ayant réussi à devenir candidat du deuxième parti du canton par… ce que je crois être ses seuls compétences. Maintenant, vous allez me dire que je me trompe, etc, mais savoir a posteriori que sa mère était la présidente du parti change un peu la donne… (même si, si vous le voulez, je puis concevoir que j’ai été le seul à le savoir a posteriori
). Par contre, je connaissais à l’époque ses liens avec Mme Luthi (comme quoi, je peux accepter de faire abstraction de certains liens, quand j’en suis au courant au préalable… )
)))
Par ailleurs, dire que les critiques contre Bush ne se façonnent que très subsidiairement face à l’ensemble de l’acquis de sa famille est à mon avis faux. Je sais, le proverbe dit qu’on choisit ses amis, pas sa famille… mais le regard des autres se façonnent (malheureusement/heureusement ?) tout de même également sur cet élément.
Enfin (bis), je n’ai pas l’impression d’avoir développé mes arguments qui peuvent peut-être également se résumer en: mince, Perroud ou Berset, c’est finalement la même chose ….
)
Au final, pourquoi ne pourrions-nous pas avoir un vrai choix au Conseil des Etats avec, par exemple:
PS: Christian Levrat – Alain Berset
PDC: Urs Schwaller – Thérèse Meyer
Rad: Nadine Gobet – JC Cornu
aucun candidat UDC
Vert: Zurkinden
et quelques listes jeunes
Comme rappelé dans un de mes précédents message, je pense vraiment que Fribourg est sur le pivot soit du développement soit du marasme. Or, à moins d’avoir des regrets (comme ce fut le cas pour le Conseil d’Etat, avec le retrait spontané de différents candidats, privant l’électeur du choix), je souhaiterais vraiment pouvoir donner ma voix lors d’une élection où se seraient présentés les meilleurs candidats et candidates…
PS: Je le relève comme ça m’a frappé, le PS est le seul parti où je n’arrive pas à citer de mémoire une candidatE pour l’élection au Conseil des Etats… mais c’est une autre histoire. Plz, détrompez-moi sur ce dernier point… !
@Tiouk
Merci de votre message et de votre intérêt pour le débat -fut-il parfois polémique
Je partage avec vous l’avis qu’il est important d’investir pour l’avenir. Nous avons une situation qui nous le permet, ce qui est excellent! L’administration cantonale fribourgeoise a en plus récemment été considérée comme la meilleure des cantons romands (même si il faut toujours se méfier de ce type de « sondages », toujours sujet à une certaine caution, c’est malgré tout un très bon signe).
Cela dit, une fois les tâches de l’Etat financées, une fois les investissements et les amortissements prévus ou réalisés, il reste de la place pour un débat sur la situation fiscale du canton. C’est ce débat qui s’engage aujourd’hui, avec des propositions diverses.
Le plus important me semble être qu’un large débat public s’engage sur cette question. C’est ce que vise une initiative populaire. Il est plutôt sain que, finalement, chaque proposition (baisse linéaire d’impôts, révision du barème, rabais d’impôt, etc.) soit présentée de façon totalement transparente, argumentée et chiffrée.
La dernière initiative populaire du PSF prévoyait un rabais d’impôt pour les familles avec des enfants. Le Conseil d’Etat a présenté un très bon contre-projet et l’initiative a été retirée. Dans ce cas, on voit bien qu’une certaine pression populaire (exprimée à l’époque par un peu plus de 8’000 citoyennes et citoyens) a permis d’aboutir à une solution que tout le monde juge excellente (je n’ai en tout cas jamais entendu d’avis contraire jusqu’ici) mais qui n’aurait jamais vu le jour sans l’initiative.
bonjour, je m’adresse en particulier à tiouk pour rappeler les candidatures d’Otto Piller, qui a enlevé de haute lutte le siège en 1979, puis de Pierre Aeby en 1995. Ce ne sont quand même pas des inconnus! Le premier a été candidat au Conseil fédéral et a dirigé l’office fédéral des assurances sociales durant des années, le deuxième a été préfet durant 10 ans puis conseiller d’Etat.